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Priscilla décide d’ouvrir la première école de Pole Dance de Normandie il y a deux ans…

Quand on évoque le terme de « pole dance », le commun des mortels pense aux déhanchements lascifs de jeunes femmes autour d’une barre assortis d’un strip-tease dans des clubs dédiés. La pole dance est ça aussi, mais pas que, loin de là !

pole dance école

Aujourd’hui, la discipline a largement élargi son univers jusqu’à s’installer dans les foyers de certaines ménagères désireuses de pratiquer un art original, aussi sportif que sensuel.

C’est tout à fait l’approche qu’a eu Priscilia lorsqu’elle a ouvert son école de pole dance, Pink Infinie, il y a deux ans, dans une petite bourgade aux portes de l’Eure et de l’Orne, entre Pays d’Ouche et Perche. L’ancienne caserne de pompiers désaffectée, acquise avec son conjoint, était totalement en harmonie avec ce qu’elle envisageait de faire : de vastes espaces, des plafonds très hauts, un cadre insolite… Priscilia voulait offrir à tout le monde la possibilité de s’essayer au plaisir de danser avec la barre.

Une formation de… chauffeur-routier

Lorsqu’elle arrive de la région lyonnaise avec son compagnon, sa première étape a été de chercher une école de pole dance dans la région normande :

« En fait, je suis totalement tombée amoureuse de cette discipline à l’âge de 15 ans à la suite d’un reportage. Je me suis formée avec Doris Arnold, championne de France en 2013 puis troisième aux championnats du monde ».

Elle a beau chercher, elle ne trouve rien en Normandie à l’époque, « alors je me suis dit : banco ! Pourquoi ne pas créer ma propre école ? J’avais tout l’espace que je voulais ici ».

Une vraie reconversion pour celle qui, à l’origine de ses études, se destinait à une carrière de chauffeur-routier ! Aujourd’hui, à 23 ans, elle alterne entre ses cours à l’école et la vente de fruits et légumes entre deux.

Son école se veut ouverte au plus grand nombre, aux femmes comme aux hommes « mais en testant leurs motivations ». Il faut de bonnes capacités physiques certes mais les cours sont à destination aussi des débutants : « En fait, il y a des paliers. On progresse relativement rapidement ce qui est très motivant, ensuite on franchit des étapes ».

La clé : comprendre son corps

Priscilia est sportive dans l’âme et pas mal de ses élèves ont cette volonté aussi, avec, pour certaines accros, l’idée de participer aux compétitions :

« Nous pratiquons de la danse acrobatique et aérienne mais avec en plus un côté glamour, très chorégraphique où chacun peut y aller de sa touche personnelle ».

Si désormais d’autres écoles ont vu le jour dans les grandes agglomérations normandes, la spécificité de celle de Chennebrun est d’offrir un calme rêvé, un cadre champêtre et une approche très conviviale. Un vrai défi quand même à l’origine de faire accepter cette école dans une petite bourgade rurale. Priscilia se souvient à l’origine « de certains regards, de remarques. Certains imaginaient qu’on allait créer un club de strip-tease. Aujourd’hui nous sommes bien intégrés dans la commune et d’ailleurs certaines habitantes sont devenues pratiquantes sinon d’autres viennent d’Evreux, d’Alençon, etc. »

Le profil de ses élèves est particulièrement éclectique :

« J’ai de jeunes femmes, mais aussi des mères de famille de 54 ans, des sportives, d’autres un peu moins… On peut butter sur des figures de chorégraphies mais la clé c’est bien de comprendre son corps, ses limites. Je peux vous dire que certaines sont franchement accros désormais ! »

Une équipe soudée

La force de Pink Infinie est d’avoir aujourd’hui une véritable équipe soudée avec une quinzaine d’élèves fidèles qui s’entraident et se retrouvent toujours avec plaisir. Cette discipline permet aussi d’être en harmonie avec la prof dans une réelle synergie de groupe.

Priscilia garde dans un coin de sa tête l’idée de faire de la compétition, occasion de continuer à faire la promotion de cet art pour lequel elle regrette encore qu’une image « sulfureuse » circule encore de trop : « Il y a tellement de déformation à ce sujet ce qui a le don de m’horripiler ! »

Parmi ses élèves, certaines vont jusqu’à s’acheter une barre pour la maison, une barre de qualité, conseillée par Priscilia elle-même, car même dans ce domaine de mauvaises qualités existent, ce qui n’est pas sans danger si la barre est faite dans un mauvais acier ou que les fixations sont approximatives. Cet art doit évidemment rester un plaisir, pas question de terminer avec une fracture !

Via Le Perche.

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