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Elle a testé la Pole Dance à la Pink School et a décidé de partager avec vous les filles ses impressions, ses peurs… et ses réussites ! Un texte adorable que nous avons décidé de publier en intégralité sur le blog de la Pink School 🙂

« A 28 ans il fallait absolument que je reprenne le sport. Clin d’oeil aux filles qui mangent tout ce qu’elles veulent sans prendre un gramme, dites vous qu’il y a une justice : à l’approche de la trentaine, cela change.

Avec ma copine sous le bras, j’étais partie un jour de février prendre un cours d’initiation à la pole dance dans les locaux de la Pink School, l’école de danse du Pink Paradise, pas parce que j’aspirais à me faire recruter comme strip teaseuse dans le sulfureux club, mais plutot pour son prix : la carte de dix cours au Pink est à 200€, contre au minimum 250 dans tous les autres cours de Paris. La pole dance, c’est encore un peu marginal, donc cher.

J’étais terrifiée à l’idée qu’on me demande d’être sexy, et la réputation du Pink ne me rassurait pas. J’étais plus attirée par le côté « cirque » de la pole que par la sensualité de la discipline. J’avais également peur de la fréquentation du cours : dans ma tête cela ne pouvait être que des aspirantes strip teaseuses, super gaulées, peroxydées, voire siliconées. N’importe quoi.

Les filles qui assistent au cours de pole sont des filles normales, comprendre toutes très différentes les unes des autres. Petites, grandes, maigres, fortes, au sortir de l’adolescence ou la quarantaine assumée, il y en a pour tous les gouts et c’est très bien comme ça. Les profs aussi ont toutes les morphologies et une fourchette d’age assez large. Si il est conseillé de venir en talons hauts les premiers temps – surtout pour la démarche – on peut assez vite les mettre de côté : les profs elles mêmes n’en portent jamais. Par contre, pour ce qui est de la tenue, si on arrive aux premiers cours dans le short et le t-shirt dans lequel habituellement on dort, force est de constater que le tissu glisse sur la barre quand la peau accroche : on est donc de plus en plus déshabillé. Personnellement je suis en brassière de sport et en culotte le plus clair du temps (sauf pour les photos parce que bon, l’Internet, tout ça).

Le cours n’est pas une incantation à notre sensualité potentiellement enfouie mais bien un cours de sport, avec échauffement, exercices, étirements, et douleur, beaucoup de douleur. La phrase que j’ai retenu de mon premier cours sortait de la bouche de la prof « La pole, ça fait mal« .

Ca fait tellement mal qu’en fait, pendant le premier programme (dix cours) on est tranquille à peu près deux jours dans la semaine : on a mal pendant le cours (la barre frotte contre la peau dans un bruit parfaitement élégant), puis 2, 3, 4 jours après le cours, ça se calme les jours 5 et 6 et au 7ème, rebelotte. La douleur se traduit par des courbatures incroyables dans les épaules, les bras, les omoplates, les abdos, les pectoraux, le derrière des genoux, les mollets, l’aine (oui, partout). Apparaissent également sur vos cuisses et vos bras de forts jolis bleus. C’est simple : les non initiés vous encouragent à aller porter plainte contre celui qui vous fait ça. Mais le pire : c’est qu’on adore ça !

Avec cette douleur quasi permanente, impossible que le corps ne change pas. Clairement on est raffermi, les abdos sont dessinés, il est même apparu sur mes bras des trucs incroyables que je n’avais vu jusqu’alors jamais eu : des muscles ! Je peux d’ailleurs fièrement affirmer que je fais maintenant 10 pompes tranquille, contre 0.5 il y a un an. Concernant la souplesse, c’est assez fou : je suis à quelques centimètres de récupérer mon grand écart latéral, que j’avais enterré voila… 15 ans. Et ouais.

Pour résumer ses bienfaits (avérés), la pole agit sur la force et la souplesse, évidemment, mais aussi sur l’endurance, la coordination et surtout : l’équilibre. Car aussi forte que l’on soit, si l’on place mal ses bras, on ne tient pas.

Venons en aux figures : l’incontournable, celle que l’on apprend en premier pour son élégance et sa facilité d’accès, c’est la chaise.

Chair – Moquette et tentures du Pink : je tiens à ce que tout le monde sache que cette photo n’a pas été prise chez moi.

Seule difficulté : réussir à se tenir très haut avec le bras intérieur, et pousser fort la barre avec le bras extérieur. Cette figure fait partie des « Spin », à savoir, les figures qui tournent autour de la barre, au contraire des « Trick » :

Seat

S’asseoir sur la barre est la porte ouverte à toutes les autres figures de Trick, et c’est ce qu’on apprend en cours d’initiation. Au début, ça fait mal à l’entre jambe. Ensuite, ça va mieux (ou on s’habitue, je ne sais plus).

Le Carrousel

Pour le Carrousel, un Spin (ça touuuurne), le secret est dans le doigt tendu vers le bas du bras extérieur : c’est lui qui aide à s’équilibrer. Je sais, c’est fou.

Le Layout

Une fois qu’on sait s’asseoir, on peut franchement s’allonger tranquille : l’important est de lever haut le bassin pour ne pas avoir l’air de faire caca dans l’air (la pole dance ça peut être très joli comme franchement pas classe).

Wrist seat

Littéralement, « s’asseoir sur son poignet ». Sur celle ci on tient tout simplement si son poignet est bien tassé dans sa raie des fesses. J’adore expliquer ce genre de détail.

Le Gemini

Le Gemini est le premier Trick compliqué que j’ai appris, et je l’adore, parce que contre toute attente il se bloque tout seul : les points d’ancrages sont le derrière du genoux, le creux de la hanche, et celui de l’épaule. Ca a l’air dur comme ça, mais pas du tout ! Le corps tient parfaitement bien une fois calé à ces endroits là.

Crucifix inversé

Pour le crucifix les points d’ancrage sont les chevilles, les genoux, et l’aine. La difficulté, en ce qui me concerne en tous cas, c’est le vertige : si on regarde en bas, on a vite le tournis, et bizarrement les chevilles ne tiennent plus si bien (d’autant plus que le corps hurle qu’il faut descendre MAINTENANT !). C’est ainsi qu’un jour mes jambes ont laché et que je suis tombée direct sur le genoux (j’avais heureusement eu le temps de me retourner). Mais ma pote n’a plus voulu faire le crucifix pendant des semaines après ça !

La Boule

Il faut savoir que la Boule, malgré son apparente facilité, arrache absolument le ventre, puisque c’est lui, le point d’ancrage principal ! Pour la maitriser, il faut d’abord réussir le Cradle (se hisser sur la barre recroquevillée à l’horizontale à l’aide des bras placés de part et d’autre). Il faut aussi réaliser que si, on peut tenir juste par le ventre. Et psychologiquement il y a un petit travail à faire.

On termine par un petit enchainement : Cradle, Attitude, et Jamilla !

Le tout en tournant (les trois sont des Spin), la vitesse aidant à les exécuter !

Voilà pour ces quelques figures, j’en suis à mon 19ème cours et je commence à percuter quand la prof nous assène « On monte en V, inside leg, Gemini, outside leg viva, et hop scorpio poudoum pshiiii » même si ça fait encore vachement peur, j’espère que cet article vous aura convaincues de tester, sinon d’adopter la pole, et n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires ! »

Un énorme merci à toi Aime Pi et courrez lire plus d’aventures sur https://gloryboxfr.wordpress.com

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